Pharmacie de Rohan

Surveillance des pathologies saisonnières aux Antilles. Point au 9 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Synthèse

Guadeloupe
Syndromes grippaux : Poursuite de l’épidémie
Gastro-entérites : Poursuite de l’épidémie
Bronchiolites : Epidémie en décroissance irrégulière
Varicelles : Situation calme

Martinique
Syndromes grippaux : Poursuite de l’épidémie, tendance stable
Gastro-entérites : Poursuite de l’épidémie
Bronchiolites : Epidémie terminée
Varicelles : Tendance à l’augmentation

Saint-Barthélemy
Syndromes grippaux : Epidémie en décroissance
Gastro-entérites : Début d’épidémie
Bronchiolites : Poursuite de l’épidémie
Varicelles : Epidémie terminée

Saint-Martin
Syndromes grippaux : Epidémie en décroissance
Gastro-entérites : Début d’épidémie
Bronchiolites : Epidémie en décroissance
Varicelles : Situation calme

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Surveillance sanitaire en région Ile-de-France. Point au 17 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

Grippe
En cette dixième semaine d’épidémie, l’activité liée à la grippe poursuit sa diminution depuis environ quatre semaines.

Mortalité toutes causes
En Île-de-France, la mortalité toutes causes et tous âges confondus diminue nettement en semaine 05 par rapport aux semaines précédentes et le nombre de décès est conforme à celui attendu, sous réserve de données encore à consolider.
Au niveau national, la mortalité toutes causes confondues sur la semaine 05 de 2017 diminue, mais les effectifs observés restent à un niveau toujours significativement supérieur à celui attendu.

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Surveillance sanitaire en région Grand Est. Point épidémiologique au 16 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

Surveillance des gastro-entérites

  • L’activité hospitalière liée à la prise en charge des gastro-entérites fluctue depuis plusieurs semaines mais reste supérieure aux valeurs observées en 2016 à la même période.
  • Au cours de la semaine 06 (du 06 au 12 février 2017), l’activité des associations SOS Médecins de la région est en légère augmentation pour cette pathologie.
  • Une activité toujours importante est observée par le réseau Sentinelles.
  • Surveillance en collectivités de personnes âgées : 3 foyers de cas groupés de gastro-entérites aiguës ont été signalés depuis le point du 2 février, soit un total de 102 épisodes depuis le début de la surveillance au 1er octobre 2016.
  • D’après les données des laboratoires de virologie des CHU du Grand Est, le rotavirus est le virus entérique majoritairement circulant dans la région.

Surveillance de la bronchiolite

  • En semaine 06, l’activité liée à la bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans diminue à la fois dans les services d’urgences et pour les associations SOS Médecins.
  • La région Grand Est demeure en phase épidémique ainsi que 3 autres régions métropolitaines. L’épidémie de bronchiolite a amorcé son déclin dans une grande partie du territoire.
  • Les données virologiques des CHU de Nancy et Strasbourg indiquent que la circulation du virus respiratoire syncytial poursuit sa diminution dans la région.

Surveillance de la grippe

  • En semaine 06, l’activité liée à la grippe et aux syndromes grippaux diminue à la fois dans les services d’urgence et pour les associations SOS Médecins.
  • La région Grand Est demeure encore en phase épidémique
  • Le virus de type A est toujours majoritairement circulant.
  • Aucun nouveau cas grave de grippe n’a été signalé depuis le point du 09 février.

Surveillance de la mortalité

  • D’après les données disponibles au 14 février 2017, l’épisode de surmortalité observée en région Grand Est se poursuit pour la neuvième semaine consécutive. Après deux semaines de tendance à la baisse (semaine 03 et 04), une légère hausse des décès est observée en semaine 05 (du 30 janvier au 05 février).

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Surveillance sanitaire en Occitanie. Point épidémiologique au 14 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

Grippes et syndromes grippaux : La décroissance de l’activité liée à la grippe se poursuit en région Occitanie, qui reste cependant en phase épidémique au vu des niveaux observés pour les différents indicateurs.

Bronchiolites (chez les moins de 2 ans) : La région Occitanie reste en phase post-épidémique, du fait des nombreux passages aux urgences pour bronchiolite et hospitalisations encore observés jusqu’en semaine 6.

Gastro-entérites : La semaine 05-2017 a été marquée par un pic du nombre de gastro-entérites diagnostiquées dans les structures d’urgences de la région Occitanie. En semaine 6, on observe une diminution du nombre de passages aux urgences pour cette maladie, tendance également observée en médecine de ville.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 février 2017.

Posté le 24 février 2017

A la Une

11ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus

Environ 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués et 1 100 femmes en meurent chaque année en France. A l’occasion de la onzième semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus qui s’est déroulée du 22 au 28 janvier 2017, Santé publique France a publié les dernières données disponibles en rappelant l’importance du dépistage et de la vaccination.
Le cancer du col de l’utérus est une infection due à un virus transmis par voie sexuelle. Les méthodes de contraception dites de barrière (comme le préservatif par exemple) ne sont que partiellement efficaces sur l’infection par les papillomavirus humains (ou HPV : human papillomavirus). La prévention repose sur la vaccination contre le HPV, qui vise à éviter l’infection par les deux génotypes d’HPV responsables d’environ 70 % des cancers, et le dépistage par frottis cervico-utérin, qui permet, notamment, de détecter les lésions précancéreuses et de les traiter avant la transformation maligne.
La vaccination contre le HPV est recommandée en France pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans avec rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus qui ne seraient pas encore vaccinées. La couverture vaccinale est très faible : moins de 20 % des jeunes filles sont vaccinées.
Le dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les trois ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans : 17 millions de femmes sont concernées. Au total, 40 % des femmes n’ont pas réalisé de frottis cervico-utérin dans les 3 ans entre 2010 et 2012.
La mise en place d’un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus est une priorité du plan cancer 2014-2019. L’objectif est de permettre à l’ensemble des femmes de 25 à 65 ans d’avoir accès à un dépistage régulier du cancer du col utérin et de lutter contre les inégalités d’accès. Une expérimentation a été menée pendant 3 ans dans 13 départements (aucun de la région Bourgogne Franche-Comté). La généralisation de ce dépistage du cancer du col de l’utérus à l’ensemble du territoire est prévue pour 2018. Santé publique France en assurera l’évaluation.

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Surveillance sanitaire de la grippe en Normandie. Point du 16 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux pour la semaine 2017-06 confirme que le pic régional de l’épidémie saisonnière de grippe a été franchi en semaine 2017-04. Malgré une décroissance de l'activité grippale en médecine de ville et en milieu hospitalier, la région reste toutefois en phase épidémique pour la huitième semaine consécutive. Le sous-type viral A(H3N2) circulait toujours très majoritairement. Un prochain point épidémiologique sera diffusé lorsque la région entrera en phase post-épidémique.

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Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 15 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

Grippe et syndrome grippal
Activité épidémique en baisse. Franche diminution des passages aux urgences tant hospitalières (-42%) que de ville (-33%). Activité inférieure aux moyennes saisonnières dans les deux sources.
Activité forte en médecine générale : taux d’incidence des syndromes grippaux estimé à 173 cas pour 100 000 habitants (IC à 95% [112 ; 234], données Sentinelles non consolidées).
Diminution du taux de positivité du virus de type A au CHU de Rennes et au CHRU de Brest (respectivement 20% sur 161 prélèvements et 13% sur 131 prélèvements).

Cas sévères de grippe
Depuis la semaine 44/2016, 62 cas de grippe sévère ont été admis en réanimation en Bretagne. Soixante-et-un étaient infectés par un virus de type A et un par un virus de type B. L’âge moyen était de 66 ans, 57 patients présentaient au moins un facteur ciblé par la vaccination.

Infection respiratoire aigüe en EHPAD
Depuis le 01/09/2016, 122 foyers d’IRA en EHPAD ont été signalés.

Bronchiolite (enfants de moins de 2 ans)
Activité épidémique en baisse (pic en semaine 51). Diminution des passages aux urgences tant hospitalières (-28%) et de ville (-38%).
Augmentation du taux de positivité du VRS au CHU de Rennes et diminution au CHRU de Brest (respectivement 19% sur 161 prélèvements et 11 % sur 128 prélèvements).

Gastro-entérites
Activité épidémique. Diminution du recours aux urgences de ville (-13%). Augmentation du recours aux urgences hospitalières uniquement observée chez les enfants de moins de 5 ans (+32%).
Maintien d’une activité légèrement au-dessus des moyennes saisonnières dans les deux réseaux.
Activité forte en médecine générale : taux d’incidence des diarrhées aiguës estimé à 243 cas pour 100 000 habitants (IC à 95% [167 ; 319], données Sentinelles non consolidées).
Circulation virale de Rotavirus, Norovirus et Adenovirus, identifiés sur les prélèvements entériques analysés aux Laboratoires de virologie du CHU de Rennes et du CHRU de Brest.

Mortalité
Un excès de décès tous âges confondus et chez les 75 ans et plus est observé depuis la semaine 52/2016. En semaine 04/2017, on note un excès d’au moins de +19% en Bretagne (sous réserve de consolidation des données, non exhaustives à ce jour).

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Surveillance sanitaire en région Nouvelle-Aquitaine. Point épidémiologique au 15 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Points clés

Mortalité : on observe une mortalité significativement supérieure à celle attendue depuis la semaine 52-2016 avec un excès de décès estimé de 21,6 % en semaine 04-2017 (du 23 au 29 janvier) et en légère hausse par rapport à la précédente semaine (20,9 % d’excès de décès estimé en semaine 03 suite à consolidation des données). Cet excès concerne notamment les personnes âgées de 75 ans et plus. Les données pour la semaine 5 (du 30 janvier au 05 février) sont encore incomplètes, on note toutefois la poursuite de la diminution du nombre observé de décès au niveau national et au niveau de la région.

Passages aux urgences des populations sensibles : l'activité chez les moins de 1 an est stable mais reste importante, au-dessus des seuils d'alerte alors que l’activité chez les personnes âgées de 75 ans et plus poursuit sa baisse et passe sous le seuil d’alerte.

Virologie : parmi les 187 prélèvements positifs pour virus respiratoires des laboratoires des CHU de Bordeaux, de Limoges et de Poitiers, la majorité était positif pour grippe A (22 à Bordeaux, 5 à Limoges et 35 à Poitiers). On note également la détection de 28 coronavirus (12 à Bordeaux, 7 à Limoges et 9 à Poitiers) et de 40 virus respiratoires syncytial (14 à Bordeaux, 5 à Limoges et 26 à Poitiers).

Gastro-entérites : l’activité est stable d’après les données SOS Médecins et Oscour® avec des valeurs qui restent proches du seuil d’alerte pour cette dernière source de données.

Bronchiolite : poursuite de la décroissance de l’épidémie de bronchiolite. Les indicateurs relatifs à l’activité bronchiolite dans les services des urgences et à SOS Médecins sont en baisse. Environ la moitié des cas de bronchiolite a été hospitalisée après passage aux urgences (52%). Le réseau AquiRespi a pris en charge 162 enfants lors de la dernière garde. Le nombre de VRS détectés par les laboratoires de virologie des CHU Bordeaux et Poitiers est en baisse (respectivement 14 et 26), et stable au niveau du laboratoire de virologie du CHU Limoges. A noter que l’activité relative à la bronchiolite au CHU Limoges reste importante. Au niveau national, la diminution des nombres de passages aux urgences et des consultations SOS Médecins pour bronchiolite se poursuit. La fin de l’épidémie a été déclarée en région Hauts-de-France.

Grippe et syndromes grippaux : situation épidémique pour la région NA avec une activité grippale en diminution au niveau des urgences hospitalières et pour SOS Médecins, avec des valeurs toujours au-dessus des seuils. La part des hospitalisations après passages aux urgences pour grippe tend à diminuer (24,1 % en S05-2017 à 23,7 % en S06 ; 60,6 % chez les 65 ans et plus). Le nombre de cas graves de grippe continue à augmenter (76 cas depuis le 01/11/2016, avec 13 décès). Neuf épisodes de cas groupés d’IRA ont été signalés en établissements médico-sociaux depuis le début de la semaine 06-2017 (contre 20 épisodes la semaine précédente) portant à 202 le nombre total d’épisodes signalés ; le nombre de décès signalés au décours de ces épisodes est de 94. Au niveau national, l’épidémie est en phase descendante dans toutes les régions de la métropole, tant au niveau des hospitalisations des personnes âgées de 65 ans et plus après passage aux urgences que de l’activité de SOS médecins, avec passage en phase post épidémique dans trois régions.

Maladies à déclaration obligatoire (MDO) : pas d’événement inhabituel dans la région au cours de la semaine 06-2017.

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Surveillance épidémiologique dans les Pays de la Loire. Point au 15 février 2017.

Posté le 24 février 2017

Au cours de la semaine dernière dans la région :

Après 9 semaines d’épidémie de grippe, poursuite de la diminution du nombre de syndromes grippaux (consultations de SOS médecins et passages aux urgences). Au total, 137 cas de grippe sévère ont été hospitalisés dans la région depuis début octobre, dont 61% chez des personnes âgées de 65 ans et plus.
Chez les personnes âgées ≥ 75 ans, on observe également une diminution importante des passages aux urgences la semaine dernière. Cette diminution s’accompagne d’une baisse des passages pour infections respiratoires aiguës basses.
Dans les Ehpad de la région, 18 nouveaux foyers épidémiques d’IRA ont été signalés en une semaine, portant à 217 le nombre total de foyers signalés depuis début septembre. Une diminution des foyers épidémiques d’IRA est observée depuis la semaine 5. La proportion d’Ehpad ayant eu un foyer épidémique d’IRA reste plus importante en Loire-Atlantique et plus faible en Mayenne.
En complément du virus grippal, la circulation de VRS reste toujours active avec une persistance modérée des cas de bronchiolite chez les nourrissons âgés de moins de 2 ans vus aux urgences pédiatriques des deux CHU.
La mortalité observée dans la région diminue en semaine 05 tous âges et chez les personnes âgées de 65 ans et plus, par rapport à la mortalité observée en semaine 4 qui était significativement supérieure à l’attendu.

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Surveillance des arboviroses aux Antilles. Point au 17 février 2017.

Posté le 20 février 2017

Synthèse

Martinique
Durant les neuf dernières semaines, les indicateurs épidémiologiques de la dengue et du chikungunya sont stables et restent en-deçà des valeurs maximales attendues pour la saison. Aucun foyer n’a été identifié sur cette période. La situation épidémiologique correspond toujours à la Phase 1 du Psage* : « transmission sporadique ».

Guadeloupe
La situation épidémiologique de la dengue et du chikungunya est calme en Guadeloupe. En effet, peu de cas cliniquement évocateurs de dengue ont été notifiés ces dernières semaines et seuls quelques cas probables de chikungunya ont été identifiés depuis le dernier point épidémiologique.
La situation épidémiologique correspond à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses en Guadeloupe : « transmission sporadique ».

Saint-Martin
Les indicateurs de surveillance pour la dengue et le chikungunya restent à des niveaux bas ces dernières semaines.
La situation épidémiologique correspond à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses à Saint-Martin: « transmission sporadique ».

Saint-Barthélemy
A Saint-Barthélemy, aucun cas cliniquement évocateur de dengue ou de chikungunya n’a été signalé en médecine de ville depuis la mi-août. D’autre part, le nombre de cas confirmés de dengue reste anecdotique et seuls quelques cas probables de chikungunya ont été recensés ces dernières semaines.
La situation épidémiologique correspond à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses à Saint-Barthélemy : « transmission sporadique ».

* Psage : Programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies

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Surveillance de la bronchiolite à Mayotte. Point épidémiologique au 17 février 2017.

Posté le 17 février 2017

Situation épidémiologique

A Mayotte, la surveillance de la bronchiolite repose sur les données d’activité du service d’urgences du Centre hospitalier de Mayotte et celles du réseau de médecins sentinelles.
Les données issues de ces partenaires ont permis de détecter une recrudescence saisonnière de bronchiolite depuis la mi-décembre 2016. Les différents indicateurs (nombre de passages aux urgences et nombre de consultations pour bronchiolite) montrent que la transmission est toujours en cours sur le département.
Dans ce contexte, il est important de rappeler les mesures d’hygiène afin de limiter la transmission de cette pathologie.

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Surveillance sanitaire en région Ile-de-France. Point au 17 février 2017.

Posté le 17 février 2017

Points clés

Grippe
En cette dixième semaine d’épidémie, l’activité liée à la grippe poursuit sa diminution depuis environ quatre semaines.

Mortalité toutes causes
En Île-de-France, la mortalité toutes causes et tous âges confondus diminue nettement en semaine 05 par rapport aux semaines précédentes et le nombre de décès est conforme à celui attendu, sous réserve de données encore à consolider.
Au niveau national, la mortalité toutes causes confondues sur la semaine 05 de 2017 diminue, mais les effectifs observés restent à un niveau toujours significativement supérieur à celui attendu.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 février 2017.

Posté le 17 février 2017

A la Une

11ème semaine européenne de prévention du cancer du col de l'utérus

Environ 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont diagnostiqués et 1 100 femmes en meurent chaque année en France. A l’occasion de la onzième semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus qui s’est déroulée du 22 au 28 janvier 2017, Santé publique France a publié les dernières données disponibles en rappelant l’importance du dépistage et de la vaccination.
Le cancer du col de l’utérus est une infection due à un virus transmis par voie sexuelle. Les méthodes de contraception dites de barrière (comme le préservatif par exemple) ne sont que partiellement efficaces sur l’infection par les papillomavirus humains (ou HPV : human papillomavirus). La prévention repose sur la vaccination contre le HPV, qui vise à éviter l’infection par les deux génotypes d’HPV responsables d’environ 70 % des cancers, et le dépistage par frottis cervico-utérin, qui permet, notamment, de détecter les lésions précancéreuses et de les traiter avant la transformation maligne.
La vaccination contre le HPV est recommandée en France pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans avec rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 19 ans révolus qui ne seraient pas encore vaccinées. La couverture vaccinale est très faible : moins de 20 % des jeunes filles sont vaccinées.
Le dépistage par frottis cervico-utérin est recommandé tous les trois ans chez toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans : 17 millions de femmes sont concernées. Au total, 40 % des femmes n’ont pas réalisé de frottis cervico-utérin dans les 3 ans entre 2010 et 2012.
La mise en place d’un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus est une priorité du plan cancer 2014-2019. L’objectif est de permettre à l’ensemble des femmes de 25 à 65 ans d’avoir accès à un dépistage régulier du cancer du col utérin et de lutter contre les inégalités d’accès. Une expérimentation a été menée pendant 3 ans dans 13 départements (aucun de la région Bourgogne Franche-Comté). La généralisation de ce dépistage du cancer du col de l’utérus à l’ensemble du territoire est prévue pour 2018. Santé publique France en assurera l’évaluation.

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