Pharmacie de Rohan

Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 16 avril 2018.

Posté le 18 avril 2018

Situation épidémiologique

Une épidémie de dengue sévit actuellement à La Réunion. Après une circulation inhabituelle à bas bruit du virus de la dengue en 2017, y compris durant l’hiver austral, le nombre de cas de dengue est en augmentation depuis le début de l’année 2018. Une intensification de la circulation virale est observée chaque semaine depuis le 29 janvier.

Au cours de la semaine dernière (du 9 au 15 avril 2018), 396 cas de dengue confirmés ou probables ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers. Au total, 1388 cas ont été signalés à La Réunion en 2018. Depuis le début de l’année 2017, 1482 cas autochtones et 9 importés ont été confirmés.

Après investigations auprès des autorités mauriciennes, aucune circulation virale de dengue n’a été détectée. Le cas signalé la semaine dernière avec une hypothèse de contamination à Maurice a donc été reclassé en cas autochtone.

Les cas signalés au cours de la semaine dernière résident principalement :

  • dans l’ouest St-Paul, Gare routière et Etang (83 cas), Bois de Nèfles et La Plaine (67 cas), St Gilles-les-Bains (40 cas), St-Gilles-les-Hauts (8 cas), La Saline (7 cas), à La Possession (26 cas), Le Port (31 cas), St-Leu (31 cas).
  • dans le sud à St-Pierre (18 cas) et Ravine des Cabris (23 cas)
  • dans le nord Ste Clotilde (1 cas) dans la zone de circulation virale connue

Des cas isolés ont également été mis en évidence; ils résident : Saint Denis (2 cas), Saint Paul (Le Guillaume 2 cas), Les Avirons (4 cas), l’Etang Salé (1 cas), Saint-Louis (La  Rivière 2 cas, Saint-Louis 6 cas), Saint-Joseph (3 cas), Saint-Philippe (1 cas), Saint-André (1 cas). Les enquêtes en cours permettront d’identifier leur lieu de contamination présumé.

Depuis début 2017, le sérotype majoritaire est DENV-2 (537 typages). Les autres virus identifiés sont DENV-1 (4 typages) et DENV-4 (1 typage) essentiellement chez des cas importés en 2017.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 12 avril 2018.

Posté le 16 avril 2018

A la Une - La maladie de Parkinson en France

Les maladies neurologiques représentent aujourd’hui la principale cause d’invalidité et la deuxième cause de décès dans le monde.
Parmi elles, la maladie de Parkinson est celle dont le nombre de cas a le plus augmenté (plus que doublé) entre 1990 et 2015. Cela s’explique en partie par le vieillissement de la population, mais pas seulement, le taux de prévalence standardisé sur l’âge ayant augmenté de 15 %.
Un bulletin épidémiologique hebdomadaire a été consacré à cette pathologie.
Une estimation de la fréquence du Parkinson en France a été réalisée à partir des données de remboursement de médicaments anti-parkinsoniens entre 2010 et 2015. Fin 2015, 166 712 personnes étaient traitées pour maladie de Parkinson en France, soit un taux de prévalence de 2,50 pour 1 000 personnes. En 2015, 25 842 personnes étaient nouvellement traitées, soit un taux d’incidence de 0,39 patients pour 1 000 personnes-années, dont 17 % avaient moins de 65 ans. La prévalence et l’incidence augmentaient progressivement jusqu’à l’âge de 80 ans. Plus de la moitié des patients avaient plus de 75 ans. Les hommes étaient atteints environ 1,5 fois plus souvent que les femmes. Les taux régionaux de prévalence variaient de 1,52 à 2,80 / 1 000 personnes. En Bourgogne Franche-Comté, 8 669 cas ont été identifiés, soit un taux de 2,69 pour 1 000. La région présente la troisième prévalence la plus importante après les Hauts de France et PACA.
En Bourgogne Franche-Comté, les taux des départements sont compris entre 2,33 (Nièvre) et 2,91 (Haute-Saône).
En 2014, 1,8 % des certificats de décès mentionnaient une maladie de Parkinson. Le taux de mortalité était deux fois plus élevé que celui de la population générale, une fois pris en compte le sexe et l’âge. Après 65 ans, le taux de mortalité augmentait rapidement avec l’âge. Les chutes et la démence étaient retrouvées plus fréquemment qu’en population générale comme cause initiale de décès, mais les cancers étaient moins fréquents (tabagisme plus faible).
Les pneumopathies d’inhalation étaient mentionnées chez 15 % des cas contre 4 % dans la population générale.
Le taux d’incidence de la maladie de Parkinson était 1,09 fois plus élevé chez les affiliés de la MSA et 1,13 pour les exploitants agricoles.
Dans la population générale, l’incidence augmente avec la proportion de terres agricoles, surtout en viticulture (10 % de plus).
En 2030, environ 260 000 personnes devraient être traitées en France pour maladie de Parkinson, soit 56 % de plus par rapport à 2015, avec une personne atteinte sur 120 chez les plus de 45 ans. Ces prévalences sont sans doute sous-estimées car certains patients ne sont pas diagnostiqués, et donc pas traités.

Lire l'article

Situation de la leptospirose à la Réunion. Point épidémiologique au 11 avril 2018.

Posté le 16 avril 2018

Synthèse

A la Réunion, l’épidémiologie de la leptospirose est très différente d’une année à l’autre selon la saison des pluies, avec un risque de contamination plus important au cours des
années de fortes pluies (comme en 2010, ou en 2014 après Bejisa).
Au 8 avril 2018, le nombre de cas de leptospirose identifiés est plus important par rapport aux années précédentes pour la même période, et touche particulièrement le sud et l’ouest de l’île contrairement aux années précédentes (est et centre de l’île).
Cette situation peut être liée aux fortes pluies et évènements climatiques inhabituels de ce début d'année qui ont impacté particulièrement le sud et l'ouest de l'île. Actuellement  dans la période la plus favorable à la contamination (de janvier à mai), le nombre de cas pourrait continuer à augmenter.
Des investigations se poursuivent afin de caractériser les cas et leurs expositions à risque.
Avec la participation du laboratoire du CHU Réunion et des laboratoires privés, des analyses complémentaires sont en cours au Centre national de référence des leptospires afin d'essayer d'identifier les leptospires (espèce génomique et/ou sérogroupe) en cause et de mieux caractériser cette épidémie.

Lire l'article

Surveillance de la rougeole en région Nouvelle-Aquitaine. Point épidémiologique au 11 avril 2018.

Posté le 13 avril 2018

Points clés

  • 882 cas ont été déclarés en région Nouvelle-Aquitaine, entre le 1er novembre 2017 et le 11 avril 2018
  • 63 % des cas signalés résident en Gironde
  • 21 % ont été hospitalisés (dont un cas est décédé)
  • 83 % des cas n’étaient pas correctement vaccinés (données déclaratives)
  • 25 % des cas sont survenus dans un contexte de cas groupés (universités, structures soins, établissements scolaires, communauté des gens du voyage, etc.)
  • Circulation du seul génotype D8 du virus pour 2018 et les deux derniers mois de 2017 en Nouvelle-Aquitaine (CNR Rougeole, CHU Caen)
  • Couverture vaccinale insuffisante (71 à 81 % selon le département avec 2 doses de vaccin à 24 mois) ; couverture à 95 % nécessaire pour éliminer la maladie
  • De nouveaux cas restent possibles, et seront peut-être identifiés de façon rétrospective par les investigations toujours en cours

Lire l'article

Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 9 avril 2018.

Posté le 11 avril 2018

Situation épidémiologique

Après une circulation inhabituelle à bas bruit du virus de la dengue en 2017, y compris durant l’hiver austral, le nombre de cas de dengue est en augmentation depuis le début de l’année 2018. Une intensification de la circulation virale est observée chaque semaine depuis le 29 janvier.
Au cours de la semaine dernière (02 – 08 avril), 237 cas autochtones et 1 cas importé de Maurice ont été signalés, portant à 992 le nombre de cas autochtones de dengue signalés à La Réunion en 2018. Depuis le début de l’année 2017, au total 1086 cas autochtones et 10 importés ont été confirmés.

Les cas signalés au cours de la semaine dernière résident principalement :

  • dans l’ouest St-Paul, Gare routière et Etang (53 cas), Bois de Nèfles et La Plaine (47 cas), St-Gilles-les-Bains (16 cas), St-Gilles-les-Hauts (12 cas), La Saline (8 cas),
    à La Possession (7 cas), Le Port (20 cas), St-Leu (6 cas).
  • dans le sud à à St-Pierre (19 cas) et Ravine des Cabris (26 cas)

Au cours de la semaine, des cas isolés ont également été mis en évidence; ils résident à Saint-Denis/Ste Clotilde (1 cas), Sainte-Marie (1 cas), Saint Paul (Le Guillaume 1 cas), Etang-Salé (1 cas), Saint-Louis (3 cas), le Tampon (3 cas), Saint-Joseph (3 cas). Les enquêtes en cours permettront d’identifier leur lieu de contamination présumé.

Depuis début 2017, le sérotype majoritaire est DENV-2 (534 typages). Les autres virus identifiés sont DENV-1 (4 typages) et DENV-4 (1 typage) essentiellement chez des cas importés en 2017.

Lire l'article