Pharmacie de Rohan

Les arboviroses à la Réunion et Mayotte. Bilan de l’année 2016.

Posté le 16 janvier 2017

Bilan 2016

L’année 2016 a été marquée par une circulation active du virus de la dengue à la Réunion. Au total, 231 cas autochtones ont été mis en évidence (dont 10 fin 2015 et 221 en 2016). L’épisode a duré 9 mois, avec une circulation particulièrement active de mars à mai 2016.
La plupart des cas sont survenus dans le sud et l’ouest de l’île. Une dizaine de communes ont été touchées, dont cinq par une circulation active durable.
Au total, 16 hospitalisations liées à la dengue ont été signalées dont 3 formes sévères avec une évolution favorable.
Trois sérotypes différents ont été mis en évidence (DENV-1, -2 et -3) mais le DENV-1 est resté majoritaire tout au long de l’épisode.
Par ailleurs, 10 cas importés ont également été détectés, majoritairement en provenance d’Asie (n=7) mais aussi des Seychelles (n=1), des Amériques (n=1) et de Polynésie (n=1).

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 13 janvier 2017.

Posté le 16 janvier 2017

A la Une

Le point sur la situation épidémiologique de la grippe

Le point a été fait lors d’une conférence de presse organisée par la ministre de la Santé sur l’épidémie de grippe 2016-2017. Cette épidémie a commencé lors de la semaine 49 de l’année 2016 en Bretagne et en Ile de France. Elle a atteint la Bourgogne-Franche-Comté la semaine suivante (S50) avant de couvrir tout le territoire métropolitain continental la semaine 51 et la Corse semaine 52. L’épidémie a donc été assez précoce cette année avec un nombre de cas de grippes important autour du changement d’année 2016-2017 qui s’est ajouté au pic de bronchiolites et de gastro-entérites observés très régulièrement tous les ans à cette période. Cela a conduit à une forte activité pour les professionnels de santé.
L’examen du pourcentage de grippe dans l’activité de services d’urgence et de SOS Médecins montre une légère baisse de l’activité lors de la première semaine de janvier. Comme par ailleurs la durée de l’épidémie H3N2 avait été courte en 2014-2015 cela pourrait suggérer que le pic de l’épidémie a été atteint. En revanche cette baisse peut aussi s’expliquer par deux facteurs. D’une part la patientèle des médecins généralistes en vacances se reporte sur les urgences et SOS Médecins augmentant leur activité. D’autre part les vacances scolaires tendent à faire baisser le nombre de cas pendant les vacances et la semaine d’après, les écoles étant un lieu de propagation important. Ce phénomène avait conduit à une baisse avant le pic final lors de l’épidémie 2015-2016 Il est donc difficile de savoir si le point épidémiologique a été atteint ou pas. En tout état de cause s’il n’est pas dépassé, le pic devrait être proche.
Le virus dominant est le virus A(H3N2) qui touche plus particulièrement les personnes âgées, avec pour conséquences davantage d’hospitalisations, d’admissions en réanimation et de décès pour grippe, et d’épidémies d’infections respiratoires aiguës dans les établissements pour personnes âgées. Ces phénomènes avaient été observés lors de l’hiver 2014-2015. On pouvait donc s’attendre à l’observer à nouveau cet hiver. Les pourcentages d’hospitalisations observés après passage aux urgences sont effectivement importants, celui des admissions en réanimation aussi, celui du nombre d’épidémies d’infections respiratoires aiguës dans les établissements pour personnes âgées également. Pour les décès, l’augmentation des décès à partir de l’automne se produit tous les ans et il y a toujours un décalage entre les décès et leur signalement à l’Insee. On peut cependant s’attendre à l’observer.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Grand Est. Point épidémiologique au 12 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Surveillance des gastro-entérites

  • L’activité liée aux gastro-entérites des services d’urgences dans la région se maintient à un niveau élevé. Cependant pour la 1ère fois depuis la semaine 42, elle marque une inflexion. En semaine 1, 207 diagnostics pour 10 000 passages ont été enregistrés.
  • Pour les associations SOS Médecins, l’activité liée à la gastro-entérite fluctue autour des valeurs habituellement observées les années précédentes à la même période.
  • Une forte activité est toujours observée au sein du Réseau Sentinelles et le seuil épidémique pour diarrhées aiguës est franchi depuis 8 semaines.

Surveillance de la bronchiolite

  • Dans le Grand Est, la part d’activité liée à la bronchiolite commence à diminuer dans les services d’urgence de la région.
  • La tendance à la diminution de l’activité liée à la bronchiolite est aussi observée pour les associations SOS Médecins.
  • Cependant, la région Grand-Est reste en phase épidémique.
  • On observe une persistance de la circulation du VRS dans la région.

Surveillance de la grippe

  • En semaine 1, l’activité liée à la grippe dans les services d’urgence diminue pour la 1ère fois depuis le début de l’épidémie. Cependant cette tendance devra être confirmée dans les semaines à venir.
  • Cette diminution n’est pas observée pour les associations SOS Médecins, où l’activité liée à la grippe continue d’augmenter.
  • La région Grand-Est est en phase épidémique
  • Les données virologiques montrent également circulation marquée du virus grippal de type A.

Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone

  • Au cours des semaines 52 et 1, on dénombre 10 épisodes d’intoxication par le monoxyde de carbone exposant 27 personnes.

Surveillance de la mortalité

  • D’après les données disponibles au 9 janvier 2017, une hausse significative de la mortalité tous âges est observée au mois de décembre en région Grand Est. Les effectifs observés de décès sont significativement supérieurs au nombre attendu en semaine 49, 50, 51 et 52.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 11 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Grippe et syndrome grippal
Activité épidémique (phase ascendante). Maintien des indicateurs suivis par SOS Médecins, représentant 10% des diagnostics codés. Légère diminution du recours aux urgences (-9%). Dans un cas comme dans l’autre, niveau supérieur aux saisons précédentes à la même période.
Activité forte en médecine générale : taux d’incidence des syndromes grippaux estimé à 225 cas pour 100 000 habitants (IC à 95% [130 ; 320], données Sentinelles non consolidées).
Circulation du virus de type A légèrement en baisse selon le laboratoire de virologie du CHRU de Brest (taux de positivité = 20% sur 197 prélèvements).

Cas sévères de grippe
Depuis la semaine 45/2016, 28 cas sévères de grippe, âgés de 32 à 85 ans, ont été admis en réanimation en Bretagne. Tous étaient infectés par un virus de type A et 26 présentaient au moins un facteur ciblé par la vaccination.

Infection respiratoire aigüe en EHPAD
Depuis le 01/09/2016, 67 foyers d’IRA en EHPAD ont été signalés.

Bronchiolite (enfants de moins de 2 ans)
Activité épidémique (phase descendante, pic en semaine 51). Poursuite de la diminution des consultations SOS Médecins (-52%), représentant 5% des consultations. Baisse des passages aux urgences (-34%). Maintien dans les moyennes saisonnières.
Circulation du virus respiratoire syncitial en légère diminution selon les données du laboratoire de CHRU de Brest (taux de positivité = 11% sur 188 prélèvements).

Gastro-entérites
Activité épidémique (phase ascendante). Hausse du recours à SOS Médecins (+15%), représentant 10% des consultations. Maintien du recours aux urgences hospitalières. Maintien d’une activité au-dessus des moyennes saisonnières dans les deux sources.
Activité forte en médecine générale : taux d’incidence des diarrhées aiguës estimé à 324 cas pour 100 000 habitants (IC à 95% [203 ; 445], données Sentinelles non consolidées).
Circulation virale de Norovirus et Rotavirus. Absence de circulation virale d’Adenovirus sur les prélèvements entériques analysés au laboratoire de virologie du CHRU de Brest.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en Auvergne et Rhône-Alpes. Point au 11 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Epidémie de grippe : 4ème semaine d'épidémie
L'épidémie grippale semble se stabiliser au cours de la 1ère semaine de janvier. L'activité aux urgences pour grippe et le taux d'hospitalisation après passage aux urgences bien qu'en légère diminution, reste très élevée. Un impact très marqué est observé chez les personnes âgées de 65 ans et plus en termes d'hospitalisations, de cas graves et de foyers épidémiques en Ehpad en lien avec la circulation quasi-exclusive du virus A (H3N2).
Une hausse de la mortalité quelle que soit la cause est observée depuis la semaine 51. Elle est estimée à +22% tous âges confondus et à +26% chez les plus de 75 ans. Cet excès de mortalité est au moins en partie liée à l’épidémie de grippe, sans qu’il soit possible d’en quantifier la part attribuable à ce stade. 

Bronchiolite – pic épidémique atteint en S52
Le pic épidémique a été atteint lors de la dernière semaine de décembre (2016-52). L'ensemble des indicateurs de surveillance (ambulatoire, hospitalier et virologique) est en diminution lors la première semaine de janvier.
L'ampleur et les caractéristiques de l'épidémie sont comparables à celles observées lors des saisons précédentes.

Lire l'article

Surveillance sanitaire des épidémies hivernales en Normandie. Point du 12 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Cette semaine, les situations épidémiques actuelles relatives à la bronchiolite, la gastroentérite aiguë et la grippe nous incitent à vous donner une information compilée regroupant les contextes épidémiologiques de ces trois pathologies saisonnières hivernales surveillées par la Cire Normandie.
En effet, le pic d’activité en lien avec la bronchiolite du nourrisson a désormais été franchi dans la région.
L’activité en lien avec la gastro-entérite aiguë a poursuivi son augmentation dans la région en semaine 2017-01 et se situait toujours à des niveaux élevés. Les observations des saisons hivernales précédentes montrent que cette activité est susceptible de rester à des niveaux élevés durant les prochaines semaines.
Enfin, l’augmentation de l’activité en lien avec la grippe saisonnière s’est poursuivie en semaine 2017-01. La région se situait en phase épidémique pour la quatrième semaine consécutive.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Nouvelle-Aquitaine. Point épidémiologique au 12 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Mortalité : le nombre de décès (tous âges et 75 ans et plus) est en hausse pour la 2ème semaine consécutive, proche du seuil d’alerte. Au niveau national, la mortalité est en hausse tous âges confondus et plus particulièrement chez les personnes âgées.

Passages aux urgences des populations sensibles : l'activité chez les moins de 1 an et les 75 ans ou plus reste importante, au-dessus des seuils d'alerte, en lien notamment avec les épidémies hivernales (grippe et bronchiolite). Tendance à la baisse pour les moins de 1 ans tandis que l’activité reste stable chez les 75 ans et plus.

Virologie : parmi les 209 prélèvements positifs pour virus respiratoires des laboratoires des CHU de Bordeaux et de Poitiers, la majorité était positif pour grippe A (12 à Bordeaux et 40 à Poitiers). On note également la détection de 37 rhino/enterovirus (18 à Bordeaux et 19 à Poitiers) et de 45 virus respiratoires syncytial (19 à Bordeaux et 26 à Poitiers).

Gastro-entérites : activité qui reste importante à partir des données Oscour et SOS Médecins, avec des valeurs se situant au-dessus du seuil d'alerte.

Bronchiolite : baisse de l’activité épidémique, le pic épidémique a été franchi dans la région. Le nombre de passages aux urgences est en diminution avec 14,5% des passages chez les moins de 2 ans en S01 contre 17,2% en S52. La part d’hospitalisation pour bronchiolite reste toutefois très élevée avec 53,7% des cas hospitalisés après passage aux urgences. Le nombre de consultations SOS Médecins et le nombre de prises en charge par AquiRespi sont en baisse depuis deux semaines. La circulation du VRS reste encore active avec respectivement 19 et 26 VRS détectés en S1-2017 par les laboratoires de virologie des CHU Bordeaux et Poitiers. Au niveau national, une baisse importante des passages aux urgences et des consultations SOS Médecins est observée, et le pic épidémique a été franchi dans la plupart des régions.

Grippe et syndromes grippaux : situation épidémique pour la région NA avec une activité grippale stable au niveau des urgences hospitalières et toujours en augmentation pour SOS Médecins avec des valeurs au-dessus des seuils. La part des hospitalisations après passages aux urgences pour grippe a diminué passant de 25,5 % en S52 à 23,5 % en S1-2017 (55 % chez les 65 ans et plus). Le nombre de cas groupés d’Ira en établissements médico-sociaux signalés a très fortement augmenté (+ 78 % soit 39 épisodes de plus depuis le début de la semaine 01-2017). Au niveau national, l’épidémie se poursuit dans toutes les régions de la métropole, avec de nombreuses hospitalisations de personnes âgées de 65 ans et plus après passage aux urgences et une mortalité toutes causes en hausse.

Maladies à déclaration obligatoire (MDO) : pas d’événement inhabituel dans la région au cours de la semaine 52.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en Occitanie. Point épidémiologique au 10 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Points clés

Grippes et syndromes grippaux : L’épidémie grippale se poursuit ; les indicateurs de suivi étaient, pour la région Occitanie en semaine 01-2017, stables à un niveau élevé.

Bronchiolites (chez les moins de 2 ans) : Le pic épidémique pour la bronchiolite a été atteint en semaine 52-2016 dans la région, l’épidémie est en phase descendante.

Gastro-entérites : En semaine 01-2017, l’activité liée aux gastro-entérites a été soutenue dans la région, tant en médecine ambulatoire qu’aux urgences et le seuil épidémique a été dépassé.

Lire l'article

Surveillance épidémiologique dans les Pays de la Loire. Point au 11 janvier 2017.

Posté le 13 janvier 2017

Au cours de la semaine dernière dans la région :

Progression modérée de l’épidémie de grippe dans la région, avec toutefois un impact important dans les Ehpad et au sein des services d’urgences. Cette épidémie est provoquée par un virus grippal de sous-type A(H3N2).
Une forte augmentation des passages aux urgences des personnes âgées ≥75 ans, tout particulièrement pour des infections respiratoires aiguës basses (IRAB) est observée depuis 3 semaines. Ces passages pour IRAB conduisent fréquemment à une hospitalisation (63% des passages en semaine 01). Cette épidémie entraine des perturbations importantes dans l’activité de soins : les principaux établissements hospitaliers ont activé leur dispositif « hôpital en tension » pour faire face à cette suractivité.
51 cas de grippe sévère ont été hospitalisés dans les services de réanimation de la région, dont 69% chez des personnes ≥ 65 ans.
Au niveau des Ehpad de la région, 39 nouveaux foyers épidémiques d’IRA ont été signalés depuis une semaine, portant à 116 le nombre total de foyers depuis début septembre. L’importance d’une mise en place précoce des mesures barrières en période d’épidémie de grippe a été rappelée aux Ehpad.
La mortalité observée dans la région lors de la semaine 51 de 2016 ne montre pas d’excès comme c’est déjà le cas dans des régions ayant eu un début d’épidémie plus précoce d’environ 2 semaines.
Par ailleurs, l’épidémie de bronchiolite chez les enfants âgés de moins de 2 ans est en voie de résolution.

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Grand Est. Point épidémiologique au 5 janvier 2017.

Posté le 9 janvier 2017

Points clés

Surveillance des gastro-entérites

  • L’activité liée aux gastro-entérites dans les services d’urgences de la région Grand Est est toujours supérieure à ce qui était observé les années précédentes à la même période.
  • Au cours de la semaine 52 (du 26 décembre au 1er janvier), l’activité des services d’urgences et des associations SOS Médecins pour cette pathologie est en légère diminution.
  • Toutefois, une augmentation de l’activité est observée d’après les données du Réseau Sentinelles.
  • Surveillance en collectivités de personnes âgées : 13 foyers de cas groupés de gastro-entérites aiguës ont été signalés depuis le point du 8 décembre, soit un total de 59 épisodes depuis le début de la surveillance

Surveillance de la bronchiolite

  • En semaine 52, l’activité liée à la bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans est en légère diminution pour les services d’urgences et pour les associations SOS Médecins.
  • La région Grand Est est passée en phase épidémique en semaine 47. En semaine 52, toutes les régions métropolitaines sont encore en phase épidémique.
  • D’après les données des laboratoires de virologie des CHU de Nancy et Strasbourg, la circulation du Virus respiratoire syncytial (VRS) continue d’augmenter dans la région

Surveillance de la grippe

  • En semaine 52, une nette augmentation de l’activité liée à la grippe est observée pour les deux sources de données.
  • La région Grand Est est en phase épidémique
  • Quarante-huit cas graves de grippe ont été déclarés par les services de réanimation du Grand Est depuis le point du 8 décembre.
  • Depuis le 1er septembre 2016, 39 épisodes de cas groupés d’infections respiratoires aiguës en collectivités de personnes âgées ont été déclarés

Surveillance de la mortalité

  • D’après les données disponibles au 3 janvier, une hausse significative de la mortalité tous âges est observée en semaine 50 (du 12 au 18 décembre) et la mortalité est à la limite du seuil en semaine 51 (du 19 au 25 décembre)

Lire l'article

Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 5 janvier 2017.

Posté le 9 janvier 2017

A la Une

Cas d’infections invasives à méningocoque à Dijon

Entre le 20 octobre et le 8 novembre 2016, deux cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) du sérogroupe W, dont l’un est décédé, sont déclarés à l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne Franche-Comté chez des étudiants de l’université de Dijon. Une prophylaxie antibiotique et une vaccination sont engagées immédiatement autour des sujets contacts. Aucun contact direct entre ces étudiants ou leurs entourages respectifs n’est identifié. Le Centre National de Référence (CNR) des méningocoques signale alors à Santé publique France que ces deux étudiants, ainsi que trois autres cas déclarés dans le département dans les douze derniers mois, étaient porteurs d’un même clone émergeant récemment en France. Il est rattachés aux souches des cas d’IIM W à l’origine de l’augmentation des IIM W en Amérique du Sud à partir de 2008/2009 et au Royaume-Uni à partir de 2009/2010. Dans l’épidémie décrite au Royaume-Uni, les cas présentaient plus souvent des formes atypiques incluant des arthrites septiques ou des infections respiratoires (pneumonies, épiglottites) ou des formes abdominales. La létalité des cas était également plus importante que pour les autres sérogroupes.
Le 22 décembre 2016, un décès en Belgique d’un troisième étudiant de l’université de Dijon suite à une IIM W est déclaré à l’ARS. L’analyse génotypique du CNR de Belgique
ne sera disponible qu’en janvier, mais la probabilité est forte que la souche appartienne au nouveau variant, majoritaire au sein du sérogroupe W actuellement en France. L’apparition de ce troisième cas de méningite W en moins de trois mois parmi les 30 000 étudiants fréquentant le campus de Dijon révèle une situation épidémique (survenue dans une même communauté, dans un délai inférieur ou égal à trois mois, d’au moins 3 cas sans contact direct entre eux, rattachables à des souches identiques ou ne pouvant être différenciées avec un taux d'attaque primaire au moins égal à 10 cas/100 000) avec une circulation de la bactérie dans la communauté via des porteurs sains. Une campagne de vaccination, dont l’objectif est de réduire le risque de survenue d’autres cas d’IIM W sur le campus, est décidée dès le lendemain par les autorités sanitaires, en présence des partenaires concernés.
Cette campagne de vaccination de grande ampleur a été planifiée pendant la période de congés de Noël, annoncée aux médias le 3 janvier et engagée dès le 4 janvier. Pour atteindre son objectif, cette campagne doit impérativement vacciner une grande majorité des étudiants.

Lire l'article

Surveillance sanitaire de la grippe en Normandie. Point du 5 janvier 2017.

Posté le 9 janvier 2017

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux pour la semaine 2016-52 montre que l’activité en lien avec la grippe a poursuivi son augmentation, en médecine de ville comme en milieu hospitalier, suivant les tendances également observées à l’échelle nationale. La région est en phase épidémique de grippe saisonnière pour la troisième semaine consécutive et l’augmentation de l’activité devrait se poursuivre les semaines à venir.
Cette épidémie est précoce par rapport aux saisons hivernales précédentes, sans signe de gravité particulier identifié pour le moment. Le sous-type viral A(H3N2) circulait toujours majoritairement.

Lire l'article