Pharmacie de Rohan

Surveillance de la grippe à la Réunion. Point épidémiologique au 16 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

Situation épidémiologique

L’épidémie de grippe saisonnière qui a commencé tardivement cette année au cours du mois d’août a été de forte intensité. Le pic a été atteint début octobre. Depuis l’activité grippale diminue fortement aux urgences et en médecine de ville et se rapproche des niveaux de base habituelle pour la période.
Depuis le début de l’année, le nombre de cas graves de grippe hospitalisés en réanimation (majoritairement à risque de complications et non-vaccinés) est bien supérieur au maximum observés de 2010-2015.
Le virus B a circulé majoritairement avec pour les virus de type A, du A(H1N1) pdm09 et du A non(H1N1) (dont sous-type A H3N2) .
Une épidémie de grippe est actuellement en cours à Mayotte (Cf : PE Cire OI n°55) . En France métropolitaine et en Europe, bien que l’activité pour grippe soit à son niveau de base, la recrudescence saisonnière est attendue dans les prochaines semaines.
Dans ce contexte, il est important de rappeler les mesures de prévention de la transmission de la grippe (mesures barrières) et la possibilité de vaccination notamment pour les personnes qui vont voyager en zone d’épidémie.

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Surveillance de la grippe à Mayotte. Point épidémiologique au 16 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

Situation épidémiologique

L’épidémie de grippe saisonnière à Mayotte a débuté de manière précoce cette année (pour les médecins sentinelles en semaine 39 - 25 octobre au 1er novembre). Depuis plusieurs années, les données de surveillance montrent une recrudescence des syndromes grippaux en saison des pluies, notamment de janvier à mars. En 2016, cette saisonnalité avait été confirmée par l’identification de virus grippaux au laboratoire du CHM, dans le cadre de la surveillance virologique initiée la même année. En 2017, une activité précoce qui ne cesse de s’intensifier a été observée en semaine 39 pour atteindre un pic en semaine 45 (6 au 12 novembre).
Il est intéressant de noter le développement du réseau des médecins sentinelles de Mayotte en 2017 (25 médecins sentinelles actifs à ce jour) qui a permis d’obtenir une meilleur exhaustivité et représentativité des données de surveillance. Cela pourrait expliquer une meilleure détection de cette épidémie saisonnière.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 16 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

A la Une - Prévalence du diabète traité pharmacologiquement (tous types) en France en 2015

A l’occasion de la journée mondiale du diabète, le BEH thématique publié par Santé publique France présente une actualisation des données de prévalence du diabète traité pharmacologiquement en France. En 2015, cette prévalence continue d’augmenter pour atteindre 5 % de la population française soit 3,3 millions de personnes. Le diabète de type 1 qui survient essentiellement chez l’enfant ou l’adulte jeune en représente à peu près 6 %. Le type 2 qui est la forme la plus fréquente (environ 92 %), survient essentiellement chez l’adulte mais peut apparaître également dès l’adolescence. La prévalence du diabète est plus élevée chez les hommes (sexe-ratio H/F de 1,5). Elle augmente avec l’âge pour atteindre un pic entre 80 et 84 ans chez les femmes et entre 70 et 79 ans chez les hommes (plus d’un homme sur 5 âgé de 70 à 84 ans était diabétique en France en 2015). De fortes disparités territoriales sont constatées avec les prévalences standardisées les plus élevées retrouvées dans les régions des Hauts-de-France et du Grand Est, et les prévalences standardisées les plus faibles observées en Bretagne et dans les Pays de Loire : la région Bourgogne-Franche-Comté reste dans la moyenne nationale, mais deux départements, l’Yonne et la Nièvre, présentent des prévalences standardisées dépassant de 10 à 20 % la prévalence nationale (Figure). Des disparités socio-économiques ont également été observées. La prévalence standardisée du diabète traité était 2 fois plus élevée chez les personnes bénéficiant de la CMU-C que chez celles n’en bénéficiant pas. À structure d’âge identique, la prévalence du diabète traité augmentait en fonction de l’indice territorial de désavantage social. Une étude de ces disparités permettrait d’identifier les sous-populations les plus à risque qui doivent être la cible prioritaire des campagnes de prévention primaire visant à réduire ses principaux facteurs de risque modifiables (surpoids et obésité).

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Surveillance épidémiologique dans les Pays de la Loire. Point au 15 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

Au cours de la semaine dernière dans la région :

Poursuite de l’augmentation des consultations SOS Médecins pour bronchiolite chez les nourrissons âgés de moins de 2 ans, se situant au-dessus du seuil d’alerte, par opposition aux urgences pédiatriques où une baisse de ces passages (en-dessous du seuil) a été observée la semaine dernière. Début d’augmentation des isolements de virus respiratoire syncytial (VRS), principalement à Angers.
Suite aux épisodes survenus en début d’été dans la région, le nombre de cas d’hépatite A n’a pas diminué dans le département de Loire-Atlantique, avec 7 à 9 cas déclarés / mois depuis septembre.
Les cas concernaient à 89% des hommes, en lien avec la poursuite de l’épidémie actuelle chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH).

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Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 15 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

Points clés

Bronchiolite
Phase pré-épidémique. Stabilisation des recours aux urgences hospitalières, représentant 11% des passages avec un diagnostic codé chez les moins de 2 ans (3ème pathologie la plus fréquente). Les effectifs atteints sont supérieurs aux moyennes de saison. L’épidémie devrait démarrer dans les toutes prochaines semaines.
Augmentation de la proportion des prélèvements positifs au VRS au laboratoire de Virologie du CHU de Rennes (taux de positivité = 23 %) et diminution au CHRU de Brest (taux de positivité = 9 %).

Asthme
Maintien d’une activité soutenue à SOS Médecins. Nombre de passages aux urgences hospitalières dans les moyennes de saison.
Concomitance avec une circulation virale toujours importante (même si en diminution) des Rhinovirus/Entérovirus identifiés sur les prélèvements respiratoires analysés aux Laboratoires de virologie des CHU de Rennes et Brest.

Pathologies ORL
Maintien du recours pour pathologie ORL à un niveau soutenu (associations SOS Médecins et services des urgences). L’activité liée aux pathologies ORL devrait s’intensifier avec l’arrivée de l’épidémie de bronchiolite.

Grippe et syndrome grippaux
Détection sporadique du virus de la grippe A dans des prélèvements respiratoires analyses aux laboratoires de Virologie du CHRU de Brest et du CHU de Rennes, depuis la mi-octobre.

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Surveillance de la dengue à la Réunion. Point épidémiologique au 14 novembre 2017.

Posté le 17 novembre 2017

Situation épidémiologique

  • La circulation virale de la dengue à la Réunion s’est maintenue tout au long de l’hiver austral et fait craindre le risque d’une flambée épidémique plus importante pendant cette saison estivale qui démarre.
  • Dans ce contexte de circulation persistante du virus de la dengue à La Réunion, les professionnels de santé doivent détecter, confirmer et signaler précocement les nouveaux cas de dengue importés ou autochtones qui pourraient survenir en ce début d’été austral.

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Situation épidémiologique du paludisme en Guyane. Point au 10 novembre 2017.

Posté le 16 novembre 2017

Analyse de la situation épidémiologique

Entre fin septembre et début novembre, l’activité liée au paludisme était élevée sur le territoire en comparaison aux mois précédents. Cette hausse est principalement liée au foyer épidémique à Trois Palétuviers (commune de St Georges) et à la recrudescence saisonnière habituellement observée à cette période à St Georges. Une augmentation du nombre d’accès palustres recensés à Régina a également été observée.
La carte du risque paludisme est en cours de validation.

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Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone en Auvergne et Rhône-Alpes. Point au 7 novembre 2017.

Posté le 10 novembre 2017

Points de situation

Depuis le 1er octobre 2017, 12 épisodes d’intoxication au monoxyde de carbone ont été signalés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce chiffre est en diminution pour le mois d’octobre par rapport aux années précédentes (15 épisodes en octobre 2016, 20 en octobre 2015) ce qui peut s’expliquer par la baisse extrêmement tardive des températures cette saison ayant retardé le début de la période de chauffe.
Au cours de ces 12 épisodes, 71 personnes ont été exposées et 29 transportées aux urgences hospitalières.

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 9 novembre 2017.

Posté le 10 novembre 2017

A la Une - Cigarettes électroniques et tentatives d’arrêt du tabac

Depuis leur arrivée sur le marché à la fin des années 2000, les cigarettes électroniques (ou e-cigarettes) sont devenues populaires avec 6 % de vapoteurs (utilisateurs d’e-cigarette) parmi les 15-75 ans, dont la moitié était des vapoteurs quotidiens [France en 2014]. Parmi les vapoteurs, 83 % étaient également des fumeurs de tabac et 15 % des ex-fumeurs. En France, le Haut Conseil de la santé publique a publié un avis en 2016 dans lequel il présente l’e-cigarette comme « un outil d’aide à l’arrêt du tabac pour les personnes désireuses de sortir du tabagisme », et comme « un mode de réduction des risques du tabac en usage exclusif », mais a souligné le risque de renormalisation du tabagisme. Or les connaissances existantes sur l’effet de l’utilisation des e-cigarettes sur l’arrêt du tabac sont contradictoires.
Une étude récente de SpFrance1 a évalué si l’utilisation régulière de la cigarette électronique par des fumeurs est associée à l’arrêt du tabac. Via Internet, 2 057 français métropolitains âgés de 15 à 85 ans ont répondu à une enquête initiale et ont participé à un suivi à 6 mois. Lors du recrutement, 1 805 (88 %) étaient des fumeurs exclusifs de tabac et 252 étaient des vapo-fumeurs (fumeurs utilisant régulièrement une e-cigarette).
Les trois principaux indicateurs mesurés à 6 mois étaient : la réduction d’au moins 50 % du nombre de cigarettes fumées par jour, les tentatives d’arrêt d’au moins 7 jours et l’arrêt effectif du tabac depuis au moins 7 jours à la date du suivi. Les modèles statistiques utilisés ont pris en compte des variables socioéconomiques et des caractéristiques de la consommation de tabac :
- Les vapo-fumeurs avaient plus souvent que les fumeurs exclusifs réduit de moitié leur consommation de cigarettes par jour en 6 mois (25,9 % contre 11,2 %, p<0,001, ORa*=2,6, IC95%: [1,8-3,8]).
- Ils avaient également fait plus souvent une tentative d’arrêt d’au moins 7 jours (22,8 % contre 10,9 %, p<0,001, ORa*=1,8 [1,2-2,6]).
- Aucune différence significative n’a été observée pour les taux d’arrêt depuis 7 jours ou plus à 6 mois (12,5 % contre 9,5 %, p=0,18, ORa*=1,2 [0,8-1,9]).
Donc parmi les fumeurs, ceux qui utilisaient régulièrement une e-cigarette ont plus souvent essayé d’arrêter de fumer et ont réduit leur consommation de cigarettes au suivi à 6 mois. Pour autant 6 mois après, il n’est pas démontré que ces vapoteurs étaient plus nombreux que les autres fumeurs à avoir arrêté de fumer et l’efficacité de l’e-cigarette pour arrêter de fumer reste en débat. Le vapotage régulier parmi les fumeurs pourrait avoir un effet seulement à court terme, encourageant les tentatives d’arrêt, mais pas l’arrêt du tabac sur le long terme. Cela peut être cohérent car en France, en 2014, près de la moitié des vapoteurs ont utilisé l’e-cigarette pendant une courte durée (moins de 3 mois).

* ORa = odd-ratio ajusté

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Surveillance sanitaire de la bronchiolite en Normandie. Point du 9 novembre 2017.

Posté le 10 novembre 2017

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux, principalement ceux en provenance des structures d’urgence et du réseau de masseurs-kinésithérapeutes, montre que l’activité en lien avec la bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans a continué de s’intensifier en semaine 2017-44, suivant les tendances observées en métropole par Santé publique France. Cette situation fait que la Normandie est désormais en phase pré-épidémique.
La surveillance virologique par les laboratoires des CHU de Caen et Rouen montre une augmentation de la circulation du virus respiratoire syncytial (VRS).
Sur la base de l’observation des données des saisons hivernales précédentes, nous pouvons nous attendre à une forte augmentation de l’activité en lien avec la bronchiolite au cours des semaines à venir.

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Surveillance de la gastro-entérites à Mayotte. Point épidémiologique au 8 novembre 2017.

Posté le 10 novembre 2017

Situation épidémiologique

Chaque année, une recrudescence de gastro-entérites est observée à Mayotte entre les mois de juin et de septembre. Dans ce contexte, plusieurs indicateurs sont recueillis et analysés en routine :
- le nombre de consultations pour diarrhées aiguës rapportées par les médecins du réseau sentinelle de Mayotte ;
- le nombre de passages pour gastro-entérites aiguës enregistrés au niveau du service d’urgences du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).

En 2017, une augmentation globale de ces indicateurs a été observée entre juillet et septembre. L’activité pour diarrhées aiguës et gastro-entérites rapportée par les médecins sentinelles et les structures d’urgence est en diminution depuis 8 semaines. Elle est passée légèrement en dessous des moyennes saisonnières en semaine 44.

Ce début de mois de novembre semble annoncer la fin de l’épidémie de gastro-entérites à Mayotte.

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